EXPOSITIONS

Ivan Zourine et
L'univers des grands froids
René Follet - Jacques Stoquart

Cuba, père et fils
Jacques et Pierre Ferrandez

Ruben Sosa,
Une grande oeuvre inachevée

     


Ivan Zourine et l' Univers des Grands Froids

René FOLLET - Jacques STOQUART 

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Une exposition Scénographie INEDITE
Avec l'aimable collaboration de René Follet qui a bien voulu nous confier ses originaux et Jacques Stoquart
et en partenariat avec les éditions Des Ronds Dans l'O

René Follet:
biographie

Un patrimoine enfin accessible au public:
Avec 70 planches originales, croquis, esquisses, couvertures, articles et
parutions d’époque depuis 1974,
nous suivrons le héro de cette série mythique à travers quatre scénarios:
. Le Testament de Sibérie
. Les Ors du Caucase
. Le possédé
. Fort Ginseng
L'exposition est présentée dans un environnement scénographique sur le thème de la Sibérie
Un hommage:
CulturePlagne a souhaité rendre hommage à ces deux auteurs trop peu connus du public sans doute en raison de leur légendaire discrétion, qui ont collaboré avec les plus grands noms de la Bande dessinée comme Charlier, Mitacq, Vance...
Pour cela, l'exposition sera complétée par
une présentation illustrée (documents depuis 1951) de leur biographie ainsi qu'une grande partie de leurs ouvrages ou oeuvres réalisées.


©René Follet - Jacques Stoquart - Les éditions des Ronds dans l'O (toute reproduction interdite)

Jacques Stoquart:
biographie


Cuba, père et fils
Jacques et Pierre Ferrandez

Jacques Ferrandez est l’invité d’honneur du festival
avec une exposition des planches et croquis de « Cuba, père et fils »
Présenté en avant-première à la Plagne

Il est plusieurs manières de rendre compte du réel. Jacques et Pierre Ferrandez sont tous deux dessinateurs. Ils sont aussi père et fils. Et ont décidé de raconter, en duo, Cuba. A deux reprises, ils se sont rendus dans cette île des Caraïbes entrée, depuis le retrait de l’avant-scène de Fidel Castro, dans un laborieux processus de transition.

Leur premier séjour date de juillet 2007. Les Ferrandez sillonnent Cuba en famille, en curieux, font de nombreuses rencontres, et sympathisent avec un jeune Cubain du nom de Ronald, adepte de l’invento (la débrouillardise).
Jacques, 52 ans, et Pierre, 19 ans rapportent de nombreux et étonnants carnets qui sont autant de tranches de vie saisies sur le vif. C’est avec ces croquis à la main – certains pris dans l’instant, d’autres travaillés jusque dans la couleur – qu’ils passeront à XXI, une revue trimestrielle consacrée au reportage. De la discussion, de l’échange naîtra l’idée de ce récit graphique, l’histoire de Luis et Ronald, Cuba père et fils.

Pour arriver à ce résultat, un voyage ne suffit pas. Jacques et Pierre retourneront donc en décembre 2007 à Cuba, un séjour durant lequel ils adopteront peu à peu le tempo cubain, s’en imprègneront. A l’aune du réel, leur récit s’enrichira d’innombrables détails.
Et d’une figure imprévue, Hortensa, femme de Luis et mère de Ronald

C’est leur histoire à tous, publiée dans le N° 2 de XXI et enrichie dans cet album par de nombreux dessins, textes et photos que Jacques et Pierre Ferrandez nous content. Ils ont usé de la parabole, ils ont amalgamé des caractères, ils ont intégré des propos entendus ou lus. Ils se sont, parfois, décalés de la stricte réalité pour mieux y revenir.

Un double regard croisé d’un père et son fils sur un père et un fils cubains.


Ruben Sosa, Une grande oeuvre inachevée
Exposition des planches originales
en collaboration avec les éditions Tartamudo

 

Très affecté par la disparition brutale de son ami, José Munoz, Grand prix du festival d’Angoulême 2007, a décidé de préfacer « Les tigres de papier ». L’album paraîtra à titre posthume à la demande de madame Flora Sosa, son épouse, pour que la mémoire de ce grand et talentueux artiste de la BD soit justement reconnue, comme elle l’a confié à José Jover. L'ouvrage sera augmenté d'un court cahier spécial retraçant une part de l'oeuvre de Ruben.

«C’est un bien vilain tour que le destin a joué à Ruben Sosa. Ce 7 septembre 2007, à quelques semaines de la parution en France de son album « Tigres de papier » aux éditions Tartamudo, l’homme a tiré sa révérence.
Homme de combat, de culture et d’enseignement, il embrasse aujourd’hui et définitivement la liberté qu’il défendait tant » 
Méconnu en France, il a pourtant une longue et fructueuse carrière derrière lui. Son activité professionnelle démarre en 1959 à Buenos Aires. Il a 19 ans et dessine dans les revues
Hora Cero et Frontera dirigées par Héctor Germán Oesterheld (1919 – 1977). Ses rencontres lui permettent de travailler aux côtés de Hugo Pratt, Alberto Breccia, Eugenio Zoppi, Solano López, Arturo del Castillo, Carlos Roume pour ne citer qu’eux et son parcours l’emmène vers les plus grandes maisons d’édition des États-Unis et d’Angleterre où il sera publié par DC Comics, Marvel Comics, Fleetway…
La dictature argentine le fait fuir de son pays comme de nombreux autres auteurs dont José Munoz et il s’installe en Italie où, en 1976 il débute une nouvelle carrière en publiant dans
Alter Alter, Corto Maltese, Corrier Boys, Vampirella, Intrépido, Il Monello, Blitz, Uomini e Guerra. Non parues en France et non traduites à ce jour, les bandes de Ruben Sosa restent malheureusement méconnues alors qu’il a dessiné les scénarii de Sampayo notamment. Parmi les titres les plus importants, relevons ses récits de guerre Al milite ignoto, Un sacco di lardo, La scintilla et Mai fuori dai pasti, tous parus en 1977, signés Vito Scrima, pseudonyme qu’il utilise par crainte de la dictature, rappelons qu’Hector Oesterheld a brutalement disparu en Argentine cette même année.
En France ses histoires sont publiées par Wolinski dans la revue Charlie mensuel en 1978 et 1980. C’est grâce à lui que nous faisons enfin connaissance avec l’artiste dont le dessin au trait, sensuel et ciselé avait donné corps à de très belles héroïnes dont Soledad. Pour le public français, il propose de faire découvrir « 
Un homme normal », première apparition du personnage principal de ce qui fera Les tigres de papier 30 ans plus tard.
En1986, il fonde en Italie le Studio Arti Visive, une école artistique où sont donnés des cours de dessin publicitaire, d’illustration, de bande dessinée, d’aquarelle et d’acrylique. Parmi ses nombreux élèves de l’école de Brescia, Andréa Mutti (Arrivederci amore, Break point, Les brumes hurlantes, Néro, Section financière…) se souvient : « Je me souviens de l'énergie de Ruben et de son envie de faire, sa fraîcheur pour parler de l'univers des bulles. J'étais ému. La pièce où nous nous trouvions était tapissée de planches de bandes dessinées et d'illustrations. Je me souviens très précisément de l'odeur du papier, de l'encre et des couleurs qui en exhalaient. C'étaient mes vrais premiers pas dans l'univers de la bande dessinée, et j'étais accompagné de Ruben Sosa, avec son air rusé et son sourire contagieux, et avec sa façon exotique de parler qui le rendait si particulier. Les années à l'école ont été intenses et divertissantes. Les enseignements de Ruben ont accru mon envie de devenir dessinateur de bandes dessinées, d'appartenir  au milieu des raconteurs d'histoires, quelles qu'elles soient. »
La disparition de Ruben Sosa ne se limite pas à celle de l’homme. Il était une mémoire vivante de la bande dessinée argentine. C’est une véritable bibliothèque qui s’envole

copyright: Marie Moinard - Les Pieds Nickelés Novembre 2007